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Risk Management·Février 2026

FRTB-IMA ou FRTB-SA : la décision stratégique des banques de marché.

Le choix entre approche modèle interne et approche standard pour le risque de marché engage la structure de coût et la compétitivité des activités de trading pour la décennie.

FRTB n'est plus un projet réglementaire. C'est devenu une décision stratégique. Les premières banques globales ayant arbitré ont fait des choix très différents : certaines généralisent l'IMA sur tous leurs desks éligibles, d'autres assument un retour à l'approche standard sur des activités jusqu'ici en modèle interne.

Le vrai coût de l'IMA

L'IMA n'est pas uniquement plus complexe à construire : il est plus exigeant à maintenir. Le test P&L attribution, les NMRF, le suivi desk par desk imposent une infrastructure de données et de calcul que peu d'établissements possèdent réellement à l'état de l'art.

L'expérience des banques pionnières montre que le coût total de possession d'un dispositif IMA — équipes quant, validation indépendante, infrastructure de calcul, gouvernance — est de l'ordre de 2 à 4 fois le coût d'un dispositif SA équivalent. Au-delà d'un certain seuil de revenus du desk, l'arbitrage redevient pourtant favorable à l'IMA.

La question n'est pas réglementaire, elle est industrielle

Le bon cadrage de la décision est : sur quels desks la banque a-t-elle une intention stratégique de croissance, et sur quels desks l'enjeu est de tenir la position avec une consommation de capital maîtrisée ? L'IMA se justifie là où la franchise est forte et où le marché est suffisamment liquide pour passer les tests sur la durée.

Toute autre logique conduit, six à dix-huit mois après go-live, à dégrader les desks vers la SA — au pire moment du cycle réglementaire.